Toute la semaine avant Pâques, de retour des États-Unis en direction du Nunavut, de grandes volées d'oies blanches survolaient la maison pour atterrir au bout de mes terres près du fleuve, comme chaque année pour une halte printanière.
Aujourd'hui, elles étaient des centaines dans la baie à se nourrir de scirpe, une plante de rivage dont elles sont friandes. D'ici la fin mai, moins farouches et en quête d'autre nourriture, elles oseront s'avancer jusqu'à seulement quelques mètres de la maison : un spectacle fascinant !
À l'automne, je chasse l'oie blanche, mais seulement en des terres d'amis agriculteurs plus au sud; pour consommation par la famille uniquement, car malheureusement la loi interdit que je serve ces prises sauvages au restaurant. Toutefois, je prévois ajouter bientôt l'oie d'élevage à la diversité de volailles sur ma ferme.
Pendant que d'innombrables oies blanches passaient au-dessus de nos têtes en émettant des sons puissants et nasillards, Marie-Hélène et moi avons buté l'aspergeraie qui donnera pour la deuxième année des tiges tendres et savoureuses. Également, nous avons dévêtu de leur paille protectrice nos rangs d'ail pour faciliter le réchauffement.
En choeur, le cri de la Grande Oie des neiges proclame chaque année la rennaissance de la terre. Ce bonheur renouvelé annonce le début du temps des semailles.
samedi 11 avril 2009
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